Garde d'enfants à Marseille
4 raisons d’opter pour la garde d’enfants à Marseille
juin 16, 2022

Qu’est-ce que le DPC médical ?

obligation triennale DPC pour le secteur de la santé.

obligation triennale DPC pour le secteur de la santé.

Ces derniers temps, le terme de développement professionnel continu (DPC) est devenu une partie intégrante du monde professionnel médical. Toutefois, son interprétation dans la pratique est loin d’être uniforme et elle est souvent utilisée par différents acteurs à des fins très différentes, voire clairement contradictoires. D’où la nécessité d’un effort de clarification pour aider à une application plus rationnelle et cohérente du concept de DPC.

Le DPC : de quoi s’agit-il ?

Dans les premières formulations internationales des auteurs qui l’ont introduit, ainsi que dans les définitions de la Fédération mondiale de l’enseignement médical et du Comité permanent des médecins européens, le DPC est compris fondamentalement comme un projet individuel du médecin. Il est encadré dans l’idéologie du professionnalisme, qui s’enracine dans l’engagement éthico-professionnel de rester compétent tout au long de sa vie active, dans le but d’offrir une performance adaptée aux courants scientifico-médicaux du moment et au système de santé dans lequel il travaille professionnellement. On parle ainsi d’une véritable obligation triennale DPC pour le secteur de la santé. Ses postulats sont basés sur ceux de la formation médicale continue traditionnelle, qu’ils transcendent dans certains domaines qui n’étaient pas l’objet privilégié des programmes de formation classiques et, comme élément clairement différenciateur, il incorpore la composante réflexive qui inclut l’auto-éducation basée sur la réflexion dans et sur la pratique. En fait, si nous partons du concept de carrière professionnelle (CP) le plus largement accepté dans la littérature internationale comme la progression des compétences et de l’expérience d’un professionnel, il n’y a pas de différences majeures avec le DPC.

Le DPC en pratique

Il découle de tout cela que, dans la pratique, nombreux sont ceux qui sont tentés de le considérer comme un niveau supérieur de CP ou un CP bis, qui vient remédier à la frustration qu’il a générée dans le groupe de médecins employés par les services de santé publique des communautés autonomes quelques années après sa mise en œuvre. Il va sans dire qu’à la base de cette question se trouve le dilemme dans lequel se heurte aujourd’hui la grande majorité des médecins. Ils ne savent pas en effet s’ils sont de véritables professionnels ou de simples employés, avec un statut légal.

Si les médecins et leurs organisations professionnelles doivent reformuler l’idéologie du professionnalisme et l’intégrer pleinement dans leur pratique quotidienne, il ne fait aucun doute que le DPC prend tout son sens. Et ce en tant qu’effort individuel pour rester compétent et progresser tout au long de leur carrière. Et dans ce contexte, il est clair que le DPC est la responsabilité première du médecin, l’utilisant à des fins promotionnelles diverses.

Options pour l’avenir

Si nous comprenons cela, il ne devrait pas être trop difficile de commencer à remettre de l’ordre dans la situation, à condition que nous acceptions tous que la CP, avec ses niveaux, a un impact direct sur les conditions de travail et les salaires des médecins, alors que la DPC n’en a pas. Pas directement, étant donné qu’il peut et doit être incorporé comme élément dans les échelles de progression du CP, en plus de ses utilités au niveau professionnel, qu’il n’a logiquement pas. Sur cette base, il ne devrait pas être difficile d’accepter que la CP relève des négociations entre les syndicats et les employeurs, tant publics que privés, tandis que la DPC relève des organisations professionnelles et des régulateurs.